Pensées négatives obsédantesComme beaucoup, il m’arrive de passer par des moments difficiles, moments de tristesse, ou d’angoisse, de doutes ou de colère. Tout le monde connaît ces périodes de crise et de tourmente, au moment d’une séparation amoureuse, d’un deuil, d’un changement professionnel, d’une querelle avec un proche, etc.

Dans ces moments, le mental part au galop, les pensées deviennent envahissantes et semblent occuper tout notre esprit: on ne pense plus qu’à ÇA.

Sans prétendre apporter la solution miracle pour arrêter cette spirale des pensées, je voudrais simplement vous parler de ce qui fonctionne assez bien pour moi et de ce qui m’aide à lâcher ces pensées envahissantes.

Dire oui

Quelle que soit la raison de la tourmente, quand notre mental prend le dessus, il se complaît dans des images, des pensées et des films mentaux que nous avons bien du mal à arrêter.

Si l’on est dans la colère, on se rejoue encore et encore l’événement déclencheur (« …et comment a-t-il (elle) osé me dire ça…« , « …la prochaine fois, je lui dirai…« ). Si l’on vit une séparation amoureuse ou un deuil, on se repasse le film de notre vie avec la personne que l’on a perdu.

La journée suit son cours, avec ses activités quotidiennes, et puis soudain on se rend compte que les images, les pensées sont revenues, que nous sommes de nouveau perdus dans nos dialogues intérieurs et films mentaux, que l’on pense encore à ÇA.

Inutile de vouloir lutter contre ces pensées et ces films mentaux, inutile de s’en vouloir, de se déprécier, inutile d’essayer de détourner notre attention. Ce à quoi je résiste persiste. La seule chose à faire, dans un premier temps, c’est d’accepter la situation et dire OUI à cette réalité du moment. OUI, je pense encore à ça, OUI je suis encore en colère, OUI je suis encore triste…

Dire OUI, c’est reconnaître la réalité présente, l’accepter et l’accueillir telle qu’elle est, et c’est prendre un peu de recul par rapport à cette réalité. L’espace de quelques instants nous sommes en conscience au coeur de l’émotion. Nous ne luttons plus contre la réalité, nous acceptons ce qui est.

 

Vivre l’émotion

Lorsque j’ai dit OUI, que j’ai reconnu et accepté le fait que je sois de nouveau dans ces pensées obsédantes, alors je ferme les yeux quelques instants et je vis cette émotion.

Vivre l’émotion? c’est-à-dire que j’essaie de repérer où elle se situe, physiquement, là maintenant, dans mon corps. Est-ce une pression dans la poitrine? une boule dans la gorge? le coeur qui s’emballe? est-ce de la nausée? le ventre prêt à se retourner? une bouffée de chaleur? une sensation d’étau qui se ressère sur mes tempes?

Inutile de chercher rien d’extraordinaire, mais simplement de repérer l’inconfort ou la sensation désagréable. Qu’est-ce qui se passe là, maintenant, dans mon corps? Qu’est-ce qui n’est pas comme d’habitude?

Et quand j’ai repéré la (ou les) manifestations de cette émotion, alors il n’y a plus rien à faire, juste se concentrer sur cette sensation physique et respirer, la laisser évoluer et disparaître. Respirer et se concentrer sur la manifestation physique de l’émotion. Et si on se surprend à repartir dans les pensées ou films mentaux (à repenser à la situation), alors revenir aussitôt à la sensation et à la respiration.

Et parfois il ne suffit que de quelques secondes pour revenir au calme.

Quand on se concentre sur la sensation physique, le mental « déconnecte » du film ou du dialogue intérieur et c’est notre conscience qui reprend les rênes. Ce sont ces quelques instants de présence consciente qui vont nous aider à canaliser le débordement émotionnel dans lequel nous sommes.

Evidemment dans 10 minutes, dans une heure ou demain, les pensées et films mentaux reviendront, et l’émotion qui va avec, mais ce sera à chaque fois un peu moins fort. C’est comme si ces instants de présence où j’accepte et j’accueille mon émotion pour ce qu’elle est arrivaient peu à peu à en dégonfler l’intensité.

 

Prendre conscience, reconnaître, dire oui à ce qui est, accueillir la sensation, respirer, laisser disparaître. C’est peut-être cela qu’on appelle « lâcher-prise »?

Et à propos de lâcher-prise, c’est le thème du mois de la Croisée des Blogs, une spécialité de la plateforme developpementpersonnel.org, organisé cette fois par Christopher du blog speedevelopment.com.

 

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6 Comments

  1. Moi depuis que j’ai essayé l’Eft ainsi que la kinesiologie et j’ai dis adieu aux pensées négatives incessantes !
    J’ai vraiment été bluffé par ces techniques qui agissent sur le cerveau avec douceur mais puissance.
    Une grande efficacité pour tous ses troubles qui parfois nous accablent, nous attristent où nous tire vers le bas….
    Je recommande vraiment !!

    Anne
  2. Dire OUI à son émotion et la vivre, ce n’est pas facile. J’ai eu la chance de bénéficier à l’hôpital de 12 séances de sophrologie en groupe… Cela a été génial, j’ai vraiment beaucoup appris. Il m’est arrivée par 3 fois de pleurer pendant la séance de visualisation d’un moment heureux. Pour moi c’était tellement douloureux de savoir que ces moments je ne les revivrai plus… que cela me submerge toujours… Pourquoi est-ce que cela coince toujours ? Et comment faire pour cela sorte ? Les moments heureux que je visualise sont une douleur parce qu’ils ne sont pas éternels.

    1. Merci Eliane de ce témoignage.
      Les moments de bonheur ne sont pas éternels, les mauvaises passes non plus. Cela semble une platitude que de dire que la roue tourne et que d’autres bonheurs viendront, mais c’est pourtant cela qui nous fait vivre.
      La sophrologie, et bien d’autres techniques, nous replace dans le moment présent. C’est là que nous trouvons notre bonheur, les petits plaisirs et les douceurs au quotidien. Visualiser les grands moments nous permet de stimuler nos ressources positives dans les moments où nous en avons le plus besoin, un peu comme une dose de vitamines supplémentaires pour passer l’hiver, mais ce sont les petits bonheurs qui nous nourrissent au quotidien.

      Christine Christine
  3. Merci pour cet article très pertinent.

    En effet, avoir une grand lucidité sur son état nous permet d’avancer. Je valide ton article pour le carnaval 🙂

    Christopher

    Christopher L
  4. Bonjour Christine,
    Des paroles bien sages. D’une façon générale, la conscience éloigne toutes ces pensées parasites.
    Et rester dans cet état de conscience demande un entrainement quotidien !
    Et cela comment effectivement je pense à dire oui, à accepter, même si c’est parfois difficile.
    Au plaisir !
    Dorian

    Dorian
    1. Merci Dorian, effectivement l’entraînement au quotidien est d’une grande aide, d’où l’importance de la méditation qui avec la pratique nous permet de prendre conscience plus vite que nous sommes perdus dans nos films mentaux.

      Christine Christine

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